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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 16:52

sarko-chriac-165520581.jpg

 

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Source : TropicalBoy

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:50

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Source : Placide

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 06:40

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Source : JMBlog

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:59

rama-yade-unesco-334348-jpg 212297Rama Yade, ralliée fin 2010 à Jean-Louis Borloo, après avoir été l'une des figures emblématiques du sarkozysme, a définitivement coupé le cordon avec le chef de l'État en démissionnant de son poste d'ambassadrice de l'Unesco pour suivre le président du Parti radical dans la compétition présidentielle. C'est "le choix de la liberté et de la cohérence", a expliqué mercredi soir celle qui fut pendant plus de trois ans la benjamine du gouvernement de François Fillon, avant d'en être remerciée en novembre dernier.

"J'ai écrit au président de la République il y a quelques jours", a expliqué Rama Yade. "Je lui ai dit que j'étais disponible pour discuter du jour où je peux quitter mes fonctions sans que cela nuise aux intérêts de la France vis-à-vis de l'Unesco, qui est une organisation fantastique", a-t-elle ajouté. Selon elle, Nicolas Sarkozy doit la recevoir "vendredi ou samedi". Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero a déclaré que la démission de Rama Yade serait effective en juillet.

"Je souhaite m'engager librement" (Rama Yade)

"On est en train de s'organiser avec Jean-Louis Borloo pour la campagne électorale (de 2012). Je souhaite m'engager librement et totalement à ses côtés en ayant du temps". "Je vais être intégrée dans le dispositif beaucoup plus officiellement en jouant un rôle particulier. Il est important pour moi de m'investir librement, totalement, auprès de Jean-Louis Borloo."

Rama Yade avait rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo, peu après que celui-ci avait quitté le gouvernement, comme elle, en novembre. L'ancien numéro deux du gouvernement prenait ainsi acte de la décision de Nicolas Sarkozy de garder à Matignon François Fillon et donc de ne pas le nommer Premier ministre, comme il l'avait envisagé. Dans la roue de Jean-Louis Borloo, elle expliquait alors que l'UMP, à ses yeux, ne mettait pas suffisamment l'accent sur la cohésion sociale. La démission de Rama Yade, qui devrait rapidement être officielle, ne constitue pas une surprise. Il y a plusieurs mois déjà que l'ancienne secrétaire d'État aux Droits de l'homme puis aux Sports avait commencé à rompre les ponts avec le chef de l'État.

"On va faire une super équipe" (Borloo)

Rama Yade a multiplié les critiques contre la politique gouvernementale ou contre les positions de l'UMP. À propos du débat sur l'islam par exemple, elle a accusé le parti majoritaire de faire des musulmans de France des "assignés à résidence religieuse". Elle a également vertement critiqué le retard mis par Nicolas Sarkozy pour prendre la mesure des révolutions tunisiennes et égyptiennes, dénonçant "la realpolitik, dans sa forme la plus brute", de la France vis-à-vis de ces révolutions. En mars dernier, entre les deux tours des cantonales, elle a appelé à voter pour le PS en cas de duel avec le FN, alors que la consigne présidentielle était le "ni, ni" (ni PS, ni FN). Et le 28 mars, elle a lancé : Jean-Louis Borloo, c'est "le sarkozysme en mouvement".

Le président du PR a d'ailleurs "salué" immédiatement mercredi "son courage et son honneur qui ne sont pas de nature à surprendre les Français". "On va faire une super équipe ! Son engagement auprès de moi m'oblige encore plus", a-t-il déclaré. Jean-Louis Borloo annoncera officiellement cet automne sa décision de se présenter ou non à la présidentielle. Plusieurs voix s'étaient élevées à l'UMP pour s'indigner de sa liberté de ton, et demander sa démission de l'Unesco. En avril, à la question "c'est Nicolas Sarkozy qui a fait en sorte que vous soyez à l'Unesco ?", elle avait répliqué agacée : "Oui, parce que sinon, avant, j'étais dans la brousse, c'est ça ? (...) "J'existais avant, j'existerai après." Quelques jours plus tard, le porte-parole du gouvernement François Baroin avait indiqué qu'un message sur "les obligations de réserve imposées" aux ambassadeurs avait été "adressé très clairement" à Rama Yade. "On l'a mise en demeure de choisir entre Nicolas et Jean-Louis", affirmait, mercredi soir, un membre du Parti radical.

 

Source : Le Point

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 06:07

«La baisse du cours du baril sera t-elle répercutée au prix à la pompe ?», s'est interrogé Benoît Hamon, porte-parole, en point presse ce lundi matin. «Nous attendons une réponse». «Un rapport de la direction de la concurrence vient de montrer que cette baisse du prix du baril n'a pas été entièrement répercuté au prix à la pompe», et ce alors que «Total continue à afficher des bénéfices insolents» a-t-il fait remarqué. Si on peut se féliciter que l'entreprise fasse des profits, «la question est, quel usage est-il fait de ces profits ?» a-t-il pointé, avant de présenter une des solutions des socialistes pour alléger la facture énergétique des Français.
>> Notre dossier spécial sur le projet

 

 

 

Taxation des superprofits des entreprises pétrolières et création d'un tarif social de l'énergie


Benoît Hamon a opposé à «l'inaction et à la politique qui consiste pour Mme Lagarde à faire les gros yeux, pour constater qu'après rien en change», une des réponses des socialistes, présentée  dans leur projet : la taxation des superprofits des entreprises pétrolières pour que ces superprofits contribuent à la création d'un tarif social de l'énergie. Ce dernier permettra «pour ceux qui ont besoin de se déplacer avec un véhicule, ceux qui sont modeste, que l'on prennent en compte ces besoins là». «Cette réponse tranchera avec l’inaction, l’impuissance, le silence, les gesticulations du gouvernement dont la conséquence est que les hyperprofits continuent pour Total quand la facture continue d’augmenter pour les consommateurs d’énergie et notamment de carburants» a-t-il conclu.
>> Contre la précarité énergétique, une tarification progressive de l’énergie

 

Source : PS

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:22

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Retrouve ci-dessous l’ensemble des arguments développé dans le projet du PS pour 2012 :


-    Les Emplois d’avenir
-    La Fiscalité
-    Le Nucléaire
-    La Précarité Energétique
-    La Croissance
-    Les Emplois d’avenir VS Heures supplémentaires défiscalisées
-    Le Logement
-    Le Pacte éducatif
-    La Sécurité
-    La Justice Fiscale
-    La Justice
-    Le Pouvoir d’Achat
-    L’Autonomie des Jeunes
-    Le Travail
-    L’Europe
-    La Culture
-    La lutte contre les discriminations
-    Les PME et l’emploi
-    La Famille
-    Le FN et « sortie de l’euro »
-    Le RSA
-    L’immigration
-    L’Agriculture

Cette liste sera complétée au fur et à mesure de la publication des argumentaires.
Bonne lecture.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:14

agriculture-repondre-a-l-urgence-de-la-crise-et-relever-les.jpg1. L’agriculture française traverse une crise inédite

    * La France a perdu sa place historique de 1ère puissance agricole européenne, au profit de l’Allemagne.
    *
      Près de 20 000 exploitations ferment chaque année en France.
    *
      Les revenus de nombreux agriculteurs se sont effondrés : - 20% en 2008, -34% en 2009.
    *
      40 000 demandes de RSA ont été déposées par des agriculteurs en 2009 et la population agricole se suicide trois fois plus que la moyenne nationale.
    *
      La France est le plus gros consommateur de pesticides en Europe.

 
2. Cette crise est la conséquence d’une politique désastreuse qui consacre le marché-roi


La droite a accentué la toute-puissance de la grande distribution, avec la loi de « modernisation de l’économie » votée en 2008 en renforçant les quelques centrales d’achat qui concentrent 90% de l’agroalimentaire français au détriment de milliers de producteurs.
Le gouvernement a sacrifié les agriculteurs sur l’autel du libéralisme débridé avec la loi de modernisation agricole, votée en 2010. Cette loi livre les agriculteurs à un système toujours plus dérégulé, toujours moins protégé, toujours moins équilibré et toujours moins transparent.
Au niveau européen aussi, le gouvernement a encouragé la dérégulation : c’est sous présidence française de l’Union Européenne qu’a été adopté le bilan de santé de la PAC qui supprime les quotas laitiers.
Le bilan de la droite est ainsi catastrophique : crise de l’agriculture, désespoir croissant des paysans, mise en danger des producteurs et des consommateurs, dégâts environnementaux, etc.
 
3. Le Parti socialiste fait le choix d’une agriculture compétitive et durable économiquement, socialement et écologiquement


Nous stimulerons la création de valeur ajoutée dans chacune des de nos filières agricoles, en définissant et en mettant en œuvre des politiques publiques volontaristes.
Nous soutiendrons la recherche publique orientée vers la valorisation des produits.

Nous encouragerons résolument les agricultures durables, et notamment l’agriculture biologique. Nous soutiendrons et accompagnerons les agriculteurs qui veulent rompre avec l’usage systématique des pesticides.
Nous améliorerons la transparence pour le consommateur sur l’origine des produits, grâce à un étiquetage approprié des produits.
 
4. Nous encouragerons la relocalisation des productions et des approvisionnements agricoles
 

 

En France :
En réorientant la commande publique (Etat et collectivités territoriales) vers l’achat de produits de l’agriculture de proximité.
En favorisant les circuits courts, du producteur au consommateur.

Au niveau mondial :
En agissant pour une agriculture durable facteur de développement des pays émergents.

En promouvant le principe d’une production locale devant satisfaire d’abord les besoins locaux.


5. Nous œuvrerons en faveur d’une régulation plus efficace à tous les niveaux

 

Au niveau national, en développant les conventions de filières et en généralisant les contractualisations collectives sous l’égide de l’Etat.
Au niveau européen, en défendant dans le cadre de la PAC une politique de soutiens publics axés sur l’économie sociale et l’effort écologique ; en harmonisant par le haut les règles sociales et environnementales; en promouvant le juste échange qui permettra à la fois la juste rémunération des agriculteurs européens et le développement des pays émergents.
Au niveau mondial en exigeant un traitement particulier de l’agriculture dans le cadre de l’OMC.

 

Source : PS

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:12

immigration-demonter-les-idees-recues-defendre-une-politiqu.jpgUn rapport d’un audit bipartisan sur la politique d’immigration (réalisé par des parlementaires de gauche et de droite) a été rendu public le 12 mai dernier. Il invalide largement des idées reçues et contre-vérités largement véhiculées par la droite et l’extrême-droite.
 
1. L’immigration massive est un fantasme entretenu par la droite et invalidé par la réalité des chiffres

    * La France est un des pays européens qui accueillent le moins d’étrangers, avec 100.000 entrées nettes par an.
    * En 2009, la France a délivré 193.400 titres de séjour au titre de l’immigration familiale (regroupement familial ou conjoints de français), professionnelle, des titres pour les étudiants, les réfugiés, immigration professionnelle… L’INSEE estime par ailleurs que chaque année 100 000 étrangers quittent la France.
    * La proportion d’immigrés en France est stable depuis 20 ans. La Norvège, l’Italie ou l’Espagne ont une proportion d’immigrés plus de 2 fois supérieure à la notre. Entre 1995 et aujourd’hui, la part des étrangers a augmenté 6 fois plus vite en Espagne qu’en France, 3,5 fois plus vite au Royaume Uni et 1,8 fois lus vite en Allemagne.
    * La France est également un pays d’émigration, on estime aujourd’hui à 2,5 millions le nombre de français vivant à l’étranger

2. Le rapport montre que l’immigration a un impact économique et social positif pour la France

    * L’immigration contribue au renouvellement des générations en France. Il manque 100.000 naissances par an pour assurer ce renouvellement indispensable au dynamisme économique et sociale et au financement de la protection sociale.
    * L’immigration contribue positivement aux finances publiques, à hauteur de 12,4 milliards d’euros chaque année (étude du Ministère des affaires sociales sur les coûts de l’immigration, réalisée en 2009).
    * Les travailleurs immigrés contribuent très positivement à notre système social : ils contribuent davantage aux deux branches les plus déficitaires (retraites et santé) de notre système de protection sociale qu’ils n’en bénéficient.

Dans l’hypothèse d’une immigration zéro, le besoin de financement de la protection sociale à l’horizon 2050 passerait de 3% du PIB à 4,3%.
Dans une étude de 2007, le Comité d’Orientation pour les Retraites (COR) indiquait que « l’entrée de 50.000 nouveaux immigrés par an permettait de réduire de 0,5 point le déficit des retraites »

    * La présence d’immigrés sur le marché du travail entraine une hausse des salaires des nationaux, selon une étude réalisée en 2010 par Javier Ortega (chercheur à la London School of Economics) et Gregory Verdugo (Banque de France). Ayant étudié la période 1962-1999 en France, ils en ont conclu qu’une croissance de 10% de l’immigration entrainerait une hausse de l’ordre de 3% du salaire des natifs.
    * Les immigrés sont aussi des consommateurs, ils créent donc de la demande supplémentaire et donc des emplois.

3. La droite a mené une politique migratoire stigmatisante et inconséquente


La politique d’immigration « choisie » a conduit les immigrés hautement qualifiés à se détourner de la France, du fait du durcissement de la législation. Loin de l’objectif affiché des 50% d’immigration économique, l’immigration professionnelle ne représente que 10,3% des titres de séjours délivrés en 2009. Et la carte « compétences et talents », créée en 2006 et vantée par le gouvernement, ne concernait en 2009 que 364 étrangers. En déclarant le 22 mai 2011 que la France n’avait « pas besoin de talents, de compétences » issues de l’immigration, le Ministre de l’Intérieur Claude Guéant a démontré que la politique du gouvernement en matière d’immigration était erratique, davantage guidée par des considérations électoralistes que par l’intérêt général.
Six textes de lois sur l’immigration se sont succédés depuis 2002, toujours plus restrictifs et répressifs, avec pour principal effet de freiner les retours (davantage que les arrivées) et de faire basculer nombre d’étrangers présents en France dans l’irrégularité.
Politique du chiffre, politique de l’absurde – et politique coûteuse. Créant un climat insoutenable de traque des sans-papiers, la politique d’objectifs chiffrés d’expulsions a un coût humain insupportable. Cette politique a aussi un coût financier important. Le Sénat dans un rapport de 2008 évaluait à 20.970 euros le coût d’une expulsion, soit un montant annuel avoisinant les 600 millions d’euros. Le même rapport évoquait la part substantielle des retours volontaires passés de 7% en 2007 à plus d’un tiers en 2008. Ces retours volontaires concernaient, pour la majeure partie des roumains et des bulgares, citoyens européens, dont l’expulsion n’aura eu pour seul effet que de gonfler les chiffres et permettre d’atteindre les « objectifs »… en toute inefficacité.
 
4. Le Parti socialiste propose une politique migratoire fondée sur des règles claires, stables et justes


Pour donner un cap et une cohérence à notre politique, nous élaborerons et mettrons en œuvre une loi d’orientation et de programmation de la politique migratoire. Nous soumettrons tous les trois ans au débat du Parlement bilans, objectifs et orientations en matière de politique migratoire. Collectivités territoriales, partenaires sociaux et associations y auront été préalablement associés.
Nous lutterons contre l’immigration illégale. Nous intensifierons la lutte contre les réseaux d’immigration illégale : passeurs, marchands de sommeil et nous lutterons contre le recours structurel à l’immigration irrégulière.
Nous définirons des critères de régularisation clairs et transparents. Prenant acte de la situation causée par la politique de Nicolas Sarkozy, nous proposerons un processus de régularisation pour les travailleurs étrangers et les parents d’enfants scolarisés sur la base de critères précis et stables.
Nous sécuriserons les mobilités. Nous mettrons en œuvre un « droit à l’aller-retour », en particulier pour les étudiants et les saisonniers.
Pour sécuriser et donner de la visibilité sur l’avenir aux immigrés légaux, nous établirons une progressivité dans la durée des cartes de séjour attribuées : le premier titre de séjour serait toujours d’une durée d’un an, sa durée s’allongerait au fil des renouvellements (trois ans, puis dix ans).
Nous reconstruirons une véritable politique d’accueil et d’intégration. Nous mettrons l’accent sur l’apprentissage de la langue française, facteur clé d’intégration et d’émancipation. Nous instaurerons le droit de vote pour les étrangers aux élections locales.

 

Source : PS

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:09

rsa-la-droite-bien-loin-de-la-realite-de-la-france-et-des-f.jpgLaurent Wauquiez a déclaré « qu’aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au Smic. » Pour lutter contre ce «cancer», Laurent Wauquiez propose de plafonner l'ensemble des minima sociaux à 75 % du smic et d’obliger les bénéficiaires du RSA à effectuer 5 heures hebdomadaires de travaux de «service social».

>> Notre dossier spécial sur le projet


1. Le vrai problème, c’est le chômage. En se lançant dans une polémique sur le RSA, la droite tente de dissimuler son bilan catastrophique en la matière

Les politiques menées par la droite depuis 2002 et plus encore depuis 2007 ont fait exploser le chômage. En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi a augmenté en un an de +5,3%, soit + 202.500 personnes (catégories A, B,C). En deux ans, plus de 700.000 français qui se sont retrouvés au chômage.
Avec Nicolas Sarkozy, la France fait moins bien que ses voisins européens : en 2010, le taux de chômage a baissé dans huit États membres selon Eurostat, et pas seulement en Allemagne, par exemple en en Suède (de 8,9% à 7,8%) ou en Finlande (de 8,8% à 8,1%). Ces pays connaissent une sortie de crise ; pas la France qui a un des taux de chômage les plus élevés du continent (9,7%). La droite a échoué et cherche des boucs émissaires avant la campagne de 2012.
Les bénéficiaires du RSA ne sont pas responsables du démantèlement du service public de l’emploi qui fait baisser la qualité de l’accompagnement vers l’emploi. Les conseillers de Pôle emploi suivent 103 personnes en moyenne contre 92 l’année dernière soit 12 % de plus. C’est la droite qui en est responsable !


2. Les déclarations de M.Wauquiez sont injustes, injurieuses et culpabilisantes envers les bénéficiaires du RSA

Un « cancer » de la société ? Les 40 000 agriculteurs à avoir déposé une demande de RSA depuis juin 2009, les centaines de milliers d’ouvriers frappés par les délocalisations, qui se sont battus pour garder leurs emplois ou encore les jeunes de plus de 25 ans qui font face à un marché du travail bouché apprécieront.

C’est le retour des vielles lunes idéologiques de la droite : « si les chômeurs ne travaillent pas, c’est qu’ils sont fainéants ! »
La corrélation entre taux chômage et nombre de bénéficiaires des minimas sociaux est pourtant prouvé. C’est d’une véritable politique de l’emploi et du pouvoir d’achat dont nous avons besoin - pas de stigmatisation des plus pauvres !


3. Les exemples utilisés par la droite…n’existent pas

    * Un couple au RSA gagne moins qu'un couple avec un Smic : en 2011, un couple sans enfants touche 700 euros de RSA environ s'il ne travaille pas. Mais il ne les cumule pas avec d'autres aides : le principe du RSA est qu'il correspond à un forfait. Si le couple est éligible à l'aide au logement (APL), on retirera de son RSA un forfait de 109,11 euros, en échange de cette aide (une personne seule perdrait 54,56 €). De son côté, le couple avec un seul revenu au Smic, en 2011, touche 1 070,11 euros.

    * Même avec des enfants, un couple au smic gagne plus : le RSA est « familialisé », il est calculé en fonction des ressources du foyer, sur le principe d'un différentiel de revenus. Il est majoré en fonction de la situation familiale, mais ses bénéficiaires n'ont pas droit à d'autres allocations familiales. Un couple avec un seul smic et trois enfants gagne donc dans tous les cas davantage (1 357 euros) qu'une famille de même taille au RSA (1 167,36 euros). Et peut en outre cumuler une aide au logement, ce que les allocataires du RSA ne peuvent faire.

4. Les propositions de la droite méconnaissent complètement la réalité et le quotidien de millions de Français

Plafonner les aides à 75 % du smic reviendrait à les diminuer, alors que le pouvoir d’achat très faible des personnes touchant le RSA les place d’ores et déjà dans des situations de détresse sociale. On ne reste pas au RSA par plaisir ou par confort !
L'activité obligatoire (5 heures par semaine) risque d'entraîner des effets pervers, parmi lesquels une augmentation du chômage. Outre le fait que 446 000 bénéficiaires de cette allocation travaillent déjà – c’était censé être l’intérêt initial du RSA par rapport au RMI et que le RSA implique déjà l'obligation de suivre un parcours d'insertion (sous peine de radiation), cette proposition présente un risque majeur. Les travaux proposés par le ministre, qu'il s'agisse de "l'accueil de service public" ou de la surveillance des sorties d'école, sont déjà des postes en contrats aidés, proposés à des publics en réinsertion. Remplacer ces personnes – généralement rémunérées sur des contrats d'une vingtaine d'heures – par des allocataires du RSA, risquerait de précipiter ces personnes vers la désinsertion…et éventuellement de les voir grossir les rangs des allocataires du revenu de solidarité active.
 
5. Une politique de démantèlement du RSA qui traduit l’échec du dispositif porté par la droite

Le gouvernement n’a pas atteint les objectifs qu’il s’était fixé : alors que 3 millions de personnes sont potentiellement concernées, seules 1,8 millions ont fait valoir leurs droits au RSA. Elles sont donc plus d’un million à ne pas avoir été informées, à ne pas avoir osé ou à avoir été découragées de faire valoir leur droit.
L'extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans ne répond pas aux besoins des jeunes. Entrée en vigueur en septembre 2010, cette mesure aurait dû toucher 160 000 jeunes actifs selon M. Hirsch. Seuls 6.280 jeunes âgés de 18 à 24 ans en bénéficiaient début janvier 2011. Selon le président de la Cnaf, le « RSA jeunes » tel que conçu par la droite «est loin de répondre aux attentes des jeunes. Les conditions sont drastiques pour pouvoir y prétendre. Plus de deux dossiers sur trois sont refusés. Nous l'avons dit et redit au gouvernement ».
 
6. Le Parti socialiste propose une politique favorable à la création d’emplois et à l’insertion des jeunes dans le marché du travail

Nous mènerons une politique économique créatrice d’emplois, avec une politique industrielle ambitieuse fondée sur l’innovation et la qualité, l’amélioration des salaires, un partage plus juste et plus efficace des revenus et la mise en place au niveau international de normes sociales qui permettent le progrès (« juste échange »).

Pour protéger les salariés et sécuriser les parcours professionnels, nous créerons une sécurité sociale professionnelle qui permettra de concilier emploi, formation, projets personnels, etc. Nous dissuaderons les licenciements boursiers par des pénalités financières pour les entreprises qui en même temps versent des dividendes à leurs actionnaires.

Nous créerons des emplois nouveaux pour les jeunes dans le secteur « non marchand » (administration, collectivités locales, associations…), de façon transitoire : les « emplois d’avenir ». Ces emplois seront ciblés sur des secteurs innovants, notamment le développement durable et la croissance verte (150 000 emplois) et les territoires « défavorisés » (150 000 emplois).

 

Source : PS

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:06

la-sortie-de-l-euro-ou-le-projet-economique-du-front-nation.jpgDécryptage de la réalité du projet du FN qui propose de mener la France à la faillite et les Français à la détresse sociale. Et détail des solutions des socialistes pour restaurer la compétitivité de la France et de l’Europe.
>> Notre dossier spécial sur le projet
 
1. Le Front national propose de mener la France à la faillite et les Français à la détresse sociale

Le Front national propose de supprimer l’euro en France, de revenir à une monnaie nationale et de dévaluer celle-ci pour « relancer l’économie ».


Changer une nouvelle fois de monnaie entraînerait des coûts importants, inutiles et qui ne sont pas prioritaires dans la situation actuelle.
Pire, pour la première fois de son histoire, la France pourrait se trouver en faillite. Dévaluer la monnaie de 20 à 30%, ce serait faire bondir la dette publique de la France de 20 à 30% et augmenter les taux d’intérêts de manière radicale. Cela conduirait le pays à un très fort risque de défaut sur sa dette (pour la 1ère fois depuis 1796).
La dévaluation de la monnaie souhaitée par le FN aurait également pour conséquence de renchérir le prix des importations.
La majorité de nos échanges extérieurs se faisant avec la zone euro, l’existence de la monnaie unique évite des guerres de changes avec nos principaux partenaires qui seraient extrêmement déstabilisatrices pour l’activité économique et l’emploi.
L’existence de l’euro limite également les attaques spéculatives contre notre monnaie et permet donc d’avoir des taux d’intérêt plus bas, ce qui facilite le recours au crédit pour les PME-TPE et réduit le coût de la dette. Une sortie de l’euro s’accompagnerait d’une hausse des taux d’intérêt, donc du poids de la dette (privée comme publique).
Par ailleurs, le FN propose d’engager une guerre des coûts avec nos principaux partenaires, en parlant de « dévaluation compétitive de la monnaie » pour notre seul pays. Or, ce n’est pas en divisant l’Europe face à la Chine ou aux Etats-Unis que l’on pourra s’en sortir. L’Europe a besoin d’une toute autre politique industrielle, d’innovation, de formation et de solidarité.
Loin de permettre des gains de pouvoir d’achat, la « sortie de l’euro » serait catastrophique pour notre économie et pour les Français.
 
2. Le Front national se trompe de problème et de solution

Le Front national propose de remplacer l’euro par une monnaie nationale et de nationaliser la politique monétaire.


Les responsables du Front national font une erreur économique majeure en attendant de cette disparition de l’euro des gains de pouvoir d’achat et des créations d’emplois grâce à la stimulation des exportations.
Le FN amalgame en fait l’existence de l’euro et le contenu des politiques monétaires et économiques menées dans la zone euro. L’existence de la monnaie unique n’est pas forcément synonyme de politique monétaire restrictive.
La Banque centrale européenne a d’ailleurs déjà partiellement réorienté sa politique au cours de la crise : elle a baisé les taux d’intérêt jusqu’à des niveaux très faibles et elle a racheté des titres de la dette des États sur le marché secondaire. Il faut aller beaucoup plus loin pour soutenir la croissance – c’est ce que propose le PS – mais cela n’implique pas de sortir de l’euro.
Les principaux problèmes économiques de l’Europe (faible croissance, taux de chômage élevé, stagnation des salaires, etc.) sont la conséquence de politiques budgétaires restrictives décidées par la droite au pouvoir en Europe. Le récent « pacte de compétitivité », qui devrait s’appeler « pacte d’austérité », en est un exemple. Sur ce point fondamental, le programme du FN est muet. Si l’on se réfère à son programme de 2007, le Front national prône la réduction des dépenses publiques, du périmètre des services publics et du champ de la protection sociale.
 
3. Le Front national a toujours été un parti très libéral, avec un programme de privatisations et de coupes sombres dans les dépenses publiques

En 2007, M. Le Pen proposait des baisses massives d’impôt pour les plus riches.


On attend les propositions économiques de 2011 : pour l’instant, la seule mesure économique proposée par le Front national serait catastrophique socialement, ruineuse économiquement, irréaliste commercialement.
 
4. Les socialistes proposent de vraies solutions, ambitieuses, pour restaurer la compétitivité de la France et de l’Europe

Nous proposerons à nos partenaires européens d’instaurer le « juste échange » à la place du libre échange. Ainsi, les normes sociales, environnementales et sanitaires devront faire partie des normes commerciales de l’OMC. En cas d’échec de cette avancée au niveau international, nous proposerons que des écluses tarifaires soient établies aux frontières de l’Europe, qui s’appliqueraient aux marchandises dont les modes de production ne respectent pas les normes pratiquées en Europe.
Nous proposons de modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) afin de redéfinir son rôle et ses objectifs : elle devra notamment mieux soutenir les États en difficulté et mener une politique favorable à l’activité économique et à l’emploi.
Nous proposons une « triple convergence » – financière, sociale et fiscale – entre partenaires européens. Cela permettra de sortir de la triple concurrence que s’imposent les Etats européens : entre les entreprises rivales au sein de l’Union sans être compétitives à l’international, entre les salariés dont les revenus et le pouvoir d’achat sont tirés vers le bas, entre les États qui s’infligent une rigueur sans croissance.

 

Source : PS

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