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Politique internationale

Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 06:18

berlusconi-droite-elections-ballotage-italie-defai-315288-j.JPGLa mise en ballottage défavorable de la droite à Milan, fief de Silvio Berlusconi, est "une gifle" pour le chef du gouvernement italien, qui avait fait de cette élection un test de sa popularité, et fragilise son alliance cruciale avec la Ligue du Nord. À la surprise générale, la candidate du Peuple de la Liberté (PDL, centre-droit) de Silvio Berlusconi, la maire sortante Letizia Moratti, a été largement devancée avec 41,6 % par le candidat de la gauche, l'avocat Giuliano Pisapia (48 %), lors du premier tour des municipales dimanche et lundi. "Surprise à Milan, Pisapia en tête", titre le quotidien milanais Il Corriere della Sera, qui publie en une un éditorial intitulé "La gifle".

"Le ballottage de Milan est humiliant surtout pour Silvio Berlusconi, qui faisait du résultat un référendum sur sa personne et son gouvernement et reçoit une gifle personnelle et politique", écrit l'éditorialiste Massimo Franco. Dans l'attente du second tour prévu les 29 et 30 mai, ce résultat "fait prévoir une période d'instabilité et d'autres règlements de comptes dans le centre-droit" dont Berlusconi "risque de devenir le bouc émissaire", annonce-t-il.

Un avis partagé par Franco Pavoncello, professeur de Sciences politiques à l'université américaine John Cabot de Rome : "Ce résultat surprenant et négatif va amorcer une crise au sein du gouvernement", affirme-t-il. Malgré une forte baisse de sa popularité, tombée à 31 % en avril, le Cavaliere, né à Milan où il a fait fortune, s'était engagé personnellement dans la campagne pour soutenir Letizia Moratti, en se présentant comme tête de liste.

"Impensable" pour Berlusconi

S'adressant à des élus dimanche, Silvio Berlusconi avait jugé "impensable de ne pas gagner à Milan", affirmant que sa coalition qui associe le PDL à la Ligue du Nord est "l'unique force modérée". L'appui de la Ligue, parti allié de Berlusconi dont le Nord est le bastion, est indispensable à la survie du gouvernement de Silvio Berlusconi, affaibli par de multiples procédures judiciaires dont l'affaire Rubygate, un scandale sexuel pour lequel il est jugé depuis le 6 avril.

Pour Franco Pavoncello, "c'est un peu le début de la fin de la coalition. Au sein de la Ligue, on commence à s'interroger sur la validité de l'alliance avec Berlusconi : est-ce un avantage ou un handicap ?" La Ligue a laissé filtrer lundi soir sa frustration à travers l'entourage de son leader Umberto Bossi, selon lequel en restant avec Berlusconi la Ligue perd du terrain. Du coup, le Pr Pavoncello n'hésite pas à affirmer que "la Ligue, si Milan devait tomber, se retirerait du gouvernement", ce qui pourrait en provoquer la chute.

Silence persistant

Mais Massimo Franco est beaucoup plus prudent et relativise le coup de Trafalgar de lundi : "Dans deux semaines, les ballottages pourraient restituer la victoire à la majorité, qui hier à Milan et Naples (où la droite est en ballottage favorable, NDLR) a raté la victoire par excès d'assurance et d'agressivité". En attendant, la gauche, habituée aux défaites face à Berlusconi, ne boude pas son plaisir : "Les chiffres montrent clairement que nous gagnons et qu'ils perdent", s'est félicité Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD, gauche), principal parti de l'opposition. Il se référait notamment aux victoires dès le premier tour de la gauche à Bologne et Turin. Et le silence persistant de Berlusconi est encore plus éloquent.

"Le conte de fées est terminé", commente, lapidaire, l'éditorialiste du journal de gauche La Repubblica, Massimo Giannini. "La réponse des électeurs est sans équivoque : le président du Conseil a perdu son référendum". Même son de cloche dans les pages du quotidien modéré La Stampa du groupe Fiat, qui décrit un Cavaliere "déçu, amer, stupéfait" : "La forteresse Berlusconi montre des fissures visibles", conclut le quotidien.

 

Source : Le Point

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 08:35

usa-obama-election-democrats-senate-227x300.jpg Barack Obama réussira-t-il a renverser la tendance ? Deux ans après son élection, le président démocrate doit faire face à des élections de mi-mandat qui s’annoncent très difficiles pour les démocrates…

Malgré le vote de la réforme du système de santé et la loi sur la régulation financière, l’effet Obama semble s’être estompé dans l’opinion publique américaine, les électeurs pourraient le rappeler très durement dans les urnes.

Obama est d’abord attaqué sur sa droite par les représentants du fameux “Tea Party” qui prônent le moins d’Etat possible, la responsabilité individuelle et le retour aux valeurs familiales. Cette droite américaine très dure et très présente médiatiquement et si ses meetings ne rassemblent pas beaucoup de monde, elle a redonné du moral aux républicains et pourrait bien envoyer quelques candidats à la chambre des représentants et au Sénat

Mais le Président est également attaqué sur sa gauche par ses anciens partisans, déçus par la tiédeur des réformes de la santé et sur les banques et qui ne voient pas la fin de la crise. Ces électeurs démocrates, blasés ou démoralisés, s’ils n’allaient pas voter pourraient faire perdre aux démocrates plusieurs sièges très précieux. L’ancien siège de Barack Obama -  celui de Sénateur de l’Illinois - pourrait ainsi basculer dans le camp républicain, tout un symbole.

Selon les derniers sondages les démocrates devraient perdre leur majorité à la chambre des représentants (l’équivalent de notre Assemblée Nationale) mais devraient conserver le contrôle du Sénat. Signe de la dureté de cette campagne pour Obama ? Certains candidats démocrates ont préféré faire appel à Bill Clinton plutôt qu’à lui pour les soutenir lors de meetings…

 

Source : ps76

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 06:38

dilma-rousseff-bresil-lula-presidente-300x208.jpg Ce n’est presque plus une surprise, annoncée favorite et consacrée “héritière” du très populaire Lula, Dilma Rousseff, sur 90,2% des suffrages dépouillés, était donné gagnante avec 55,2% des voix, contre 44,7%  pour José Serra son rival social-démocrate.

Ce sera donc, une femme qui sera à la tête du Brésil. Le résultat définitif a été annoncé à 23 heures par le Tribunal électoral supérieur du Brésil. L’ex-guérillera de 62 ans, bras droit de Lula da Silva qui a sorti de la pauvreté 29 millions de Brésiliens avec une économie en plein boum.

Elle devient ainsi la première femme présidente du géant latino-américain, la huitième économie du monde, après avoir fait 46, 9% au 1er tour face au social-démocrate Serra qui avait recueilli 32,6% des suffrages et la candidate divers gauche verte Marina Silva qui obtenait 19,3% des voix.

 

Source : ps76

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 17:45

137742-obama-michelle-jpg_47034.jpgLa première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, exhorte le Congrès à voter en faveur d'un projet de loi allant dans le sens de la lutte contre l'obésité infantile, dans une tribune publiée lundi par le Washington Post. "Nous devons cela aux enfants qui ne réalisent pas leur potentiel car ils n'ont pas accès aux besoins nutritifs journaliers", écrit l'épouse du président américain dans les colonnes du quotidien. "Et nous devons cela à notre pays - car notre prospérité dépend de la santé et de la vitalité des générations futures", poursuit-elle.

Depuis l'accession de son mari à la Maison Blanche, la First Lady a fait de la lutte contre l'obésité infantile l'un de ses principaux chevaux de bataille. Selon des statistiques officielles, près de deux tiers des Américains sont en surpoids ou obèses. Chez les enfants, ce chiffre avoisine les 15 %.

Le projet de loi soumis à un vote du Congrès prévoit notamment le déblocage d'une enveloppe de 4,5 milliards de dollars afin d'améliorer la nourriture dans les cantines scolaires et de permettre la révision des normes du ministère de la Santé dans ce domaine. Si jamais cette loi était votée au Congrès, elle interdirait de fait les distributeurs de friandises et de sodas dans l'ensemble des établissements scolaires du pays, emboîtant ainsi le pas à l'exemple français, qui a pris de telles dispositions en 2004.

 

Source : Le Point

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 06:50

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Si l'impact économique de la Coupe du monde est avéré pour le pays organisateur, du moins à court terme, les retombées pour le pays qui a remporté le trophée sont moins quantifiables. Au-delà de l'aura que confère la conquête du titre suprême du football et de l'euphorie qui suit la victoire, une simple étoile sur un maillot peut-elle relancer une économie moribonde ? La question se pose pour l'Espagne, à la tête du monde footballistique mais à la traîne sur le tableau économique.

Le vainqueur du Mondial 2010 est en effet un des pays les plus durement frappés par la crise financière depuis deux ans. Depuis l'éclatement de la bulle immobilière, l'économie espagnole est entrée durablement en récession avec des déficits publics atteignant 11,2 % du PIB et un chômage frôlant les 20 %. Des chiffres que beaucoup d'Espagnols ont préféré oublier, le temps de la campagne victorieuse de leur pays en Afrique du Sud. En émergeant après un mois intensif de football, ils peuvent avoir des raisons d'être optimistes.

"BONUS ÉCONOMIQUE MOYEN : 0,7 % DE CROISSANCE ADDITIONNELLE"


Dans une étude baptisée Soccernomics, réalisée avant le Mondial 2006 en Allemagne, la banque ABN Amro avait calculé qu'un pays qui remportait la Coupe du monde "profite d'un bonus économique moyen de 0,7 % de croissance additionnelle" sur un an. "Le finaliste vaincu voit sa croissance perdre 0,3 % par rapport au taux de l'année précédente", précise encore ce document, qui reconnaît néanmoins deux exceptions à cette règle : 1974 et 1978, années où avaient été respectivement couronnées l'Allemagne et l'Argentine.

La France, victorieuse en 1998, a ainsi enregistré une explosion du PIB de 5,97 % dans le trimestre suivant la finale remportée contre le Brésil. Sur un an, le taux de croissance a été de 3,3 %. Quant à l'Italie, elle a connu une augmentation de 7,71 % dans le trimestre suivant sa propre victoire en 2006, et de 4,4 % sur l'année. L'Espagne, qui attend officiellement une contraction de 0,3 % de son PIB en 2010, suivra-t-elle leur chemin ?

"LES PROBLÈMES STRUCTURELS DE L'ESPAGNE SONT TROP PROFONDS"


L'étude Soccernomics met elle-même un bémol à ses conclusions. Si elle estime que "les effets macro-économiques" d'une victoire au Mondial "ne devraient pas être sous-estimés", elle reconnaît qu'ils "ne sont pas puissants au point de transformer une récession en un boom".

Les économistes espagnols tentent également de relativiser l'impact économique réel de cette victoire pourtant "historique" pour le peuple espagnol. "Les problèmes structurels de l'Espagne sont trop profonds pour qu'une simple victoire nous sorte de là", résume Juan Carlos Martinez Lazaro, de l'IE Business School. Son collègue Josep Maria Sayeras, de l'Esade, parle d'un possible "rayon de soleil" avec "beaucoup de nuages à l'horizon". Si effet bénéfique il y a, il sera "conjoncturel et ponctuel", ajoute M. Sayeras, évoquant des consommateurs euphoriques qui dynamiseraient temporairement la consommation des ménages.

"NOUS DONNER DE L'ESTIME"


Finalement, les économistes s'accordent à dire qu'une simple victoire sportive ne saurait remplacer une réforme du marché du travail, la baisse des déficits ou une réforme nécessaire du secteur financier. Des aspects économiques que le sport ne peut influencer. En revanche, explique M. Martinez Lazaro, le sacre de la Roja peut redorer quelque peu l'image qu'ont les Espagnols d'eux-mêmes et celle qu'ils diffusent dans le monde.

Le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a abondé en ce sens en déclarant que la victoire sud-africaine "va nous donner de l'estime de [nous-mêmes], de la confiance". "Nous allons nous lever avec force", a-t-il même lancé après le coup de sifflet final.

 

Source : Le Monde 

 

Politiquement une victoire à la coupe du monde a des retombés sur le moral de la population concernés. On se demande pourquoi la défaite de l'équipe de France fait temps de bruit au sein de l'UMP, allant même s’introduire à l’assemblée nationale, mais honnêtement tout le monde sait pourquoi.

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 12:45

ps-aborto-seguro-legal-y-gratuito-espana-ps76-blog76-300x26.jpg Depuis le 5 mai dernier en Espagne, une femme n’est pas obligée de donner des explications pour avorter jusqu’à la 14ème semaine de gestation. La loi sur la santé sexuelle et reproductive est entrée en vigueur le 5 mai 2010 malgré les protestations des anti-avortement.

Le Parti Populaire (droite) qui prend la tete contre la loi, a introduit un recours devant le Tribunal Constitutionnel qui doit décider dans les prochains jours si, pendant qu’il examine la loi, il paralise l’application de la loi.

La nouvelle loi fait passer l’avortement du registre du délit à celui de droit. Cette loi intervient alors que le nombre d’avortements a augmenté de 3.2% entre 2008 et 2007. Les experts pense que la nouvelle loi va permettre de freiner le nombre d’avortements.

L’information sur l’avortement et les contraceptifs tout comme la vente sans ordonnance de la pilule du lendemain vont contribuer a faire baisser le nombre de grossesses non désirées” dit Javier Martinez Salmean, chef de gynécologie de l’Hopital Severo Ochoa de Leganes (banlieue de Madrid) et expert ayant participé à l’élaboration de la loi. Une opinion partagée par Luisa Torres, travailleuse sociale à la clinique Dator de Madrid.

Des opinions que la droite conservatrice ne partage pas, celle-ci est en effet bien décidée à l’effacer par le biais du juge constitutionnel.

 

Source : ps76

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 06:14

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Evo Morales, président de la République de Bolivie a lancé une vaste opération de reforestation en invitant tous les boliviens à participer à cette opération.

Il a lui même symboliquement planté le premier arbre dans la ville de Cochabamba, espérant que les 10 millions de boliviens feront de même avant le 22 avril 2011 prochaine journée de la Terre. « Tout le monde devra planter au moins un arbre, mais il ne s’agira pas de le planter et de l’abandonner, mais d’en prendre soin, j’y veillerai personnellement »

Le choix de cette ville ne s’était pas fait au hasard, en effet c’est ici s’est tenu le forum mondial de mouvements sociaux sur le changement climatique.

Ce forum convoqué par le gouvernement socialiste de Morales a produit une série de recommandations radicales, comme entre autres, création d’un tribunal de justice climatique, réduction de moitié des gaz à effet de serre par les pays industrialisés d’ici 2020.

Morales souhaite maintenant déposer en personne cette résolution finale du forum au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon avant le prochain rendez-vous de négociations sur le climat qui auront lieu en décembre à Cancun (Mexique).

 

Source : ps76

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 18:47

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L'armée thaïlandaise a menacé mardi d'ouvrir le feu sur les manifestants antigouvernementaux s'ils tentaient de forcer les barrages qui protègent le quartier financier de Bangkok, les poussant à renoncer à une nouvelle manifestation.

Les "chemises rouges" avaient appelé à une grande journée d'action contre le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, mais n'étaient que 6.500 à la mi-journée, alors que le pouvoir ne cesse de durcir le ton, dix jours après des affrontements ayant fait 25 morts et plus de 800 blessés.
Lundi matin, des milliers de policiers anti-émeutes et de soldats, dont beaucoup armés de fusils d'assaut, avaient pris position pour protéger le quartier de Silom, centre financier de la capitale, et empêcher les manifestants de perturber plus encore l'activité économique.

Mardi, le porte-parole de l'armée, le colonel Sunsern Kaewkumnerd, a indiqué que ses hommes feraient usage de leurs armes si les "rouges" tentaient de forcer les barbelés tranchants déployés à l'entrée du quartier.

"Les forces de sécurité commenceront avec des gaz lacrymogènes et s'ils ne peuvent stopper les manifestants, les soldats prendront des actions décisives avec des balles réelles", a-t-il expliqué. "Nous avons des informations venant du terrain selon lesquelles des +terroristes+ sont armés de grenades à main, de cocktails molotov et d'acide", a-t-il ajouté.

Peu après, les "rouges" ont annoncé faire machine arrière, préférant renforcer leurs positions plutôt que de manifester.

"Les +chemises rouges+ ne marcheront pas sur Silom parce que le gouvernement a déjà envoyé des dizaines de milliers de soldats armés", a indiqué Nattawut Saikuar. "Avant la grande bataille, nous devons renforcer notre camp car les militaires vont bientôt nous attaquer".

Des cannes de bambou ont été distribuées aux manifestants, comme arme de frappe et pour bâtir des barricades, et des pavés ont été amassés en prévision de possibles affrontements, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Si les autorités veulent nous disperser par la force, ils peuvent venir dès maintenant", a ajouté Nattawut. Les "rouges" occupent deux grands axes en croix, de plus de deux kilomètres chacun, où sont établis hôtels de luxe et centres commerciaux. Certains d'entre eux ont fermé, provoquant des pertes financières colossales qui exaspèrent les grands acteurs financiers du pays.

Ils ont installé dans la zone un véritable camp sous l'autorité d'un service d'ordre. Le long de tentes blanches montées sur structures métalliques sous le métro aérien, les manifestants trouvent nourriture, médicaments, coiffeurs et autres massages.

Le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, qui s'est vu délesté le week-end dernier de la responsabilité du maintien de l'ordre au profit du chef de l'armée Anupong Paojinda, a pour sa part confirmé qu'une reprise en main de la zone était prévue.
 
"Le gouvernement fera respecter la loi, mais cela ne veut pas dire que ça va arriver aujourd'hui ou demain", a-t-il indiqué. "Tout sera fait avec attention pour minimiser les dégâts (...). Je ne peux pas dire quand".

Politiquement, la situation est au point mort.

Le Premier ministre refuse toujours de démissionner et d'évoquer des élections anticipées avant la fin de l'année. Les "rouges" considèrent Abhisit comme illégitime et au service des élites de la capitale, autour du palais royal. Dimanche, les "chemises jaunes" royalistes, ennemis intimes des "rouges", ont menacé d'intervenir si le gouvernement ne réglait pas le problème en sept jours. Une menace qui fait craindre un possible affrontement direct dans la rue entre les deux mouvements les plus puissants du pays.

 

Source : Le Point

Par aurelinfo - Publié dans : Politique internationale
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Mon Parcours

Résident au Havre.

Adhérent PS et MJS depuis 2005

Ancien Délégué du groupe MJS de Rouen (2006-2007)

Ancien Animateur Fédéral du MJS76 (2007-2009)

Ancien Secrétaire Général du MJS76 (2009-2011)

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