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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 06:43

travailler-mieux-pour-vivre-mieux.jpgDe plus en plus, le travail devient synonyme de souffrance et de pénibilité. En considérant le travail comme un coût et non comme un atout, la droite l’a dégradé et dévalorisé. Travailler mieux pour vivre mieux, explication du projet.
>> Notre dossier spécial sur le projet
 
1. De plus en plus, le travail devient synonyme de souffrance et de pénibilité

    * La course effrénée à la rentabilité et à l'accroissement sans fin des profits épuise les salariés et menace leur santé : le travail s’intensifie, la gestion des ressources humaines se détourne de l’humain et les travailleurs sont de plus en plus isolés.

    * 65% des salariés français se disent « stressés » au travail en 2010, contre 55% en 2009 (observatoire de la vie au travail). 24% des hommes et 37 % des femmes évoquent un « mal être » en parlant de leur travail (observatoire épidémiologique Samotrace).

    * A titre d’exemple, plus de 40 % des ouvriers du bâtiment souffrent de douleurs lombaires. 100 000 travailleurs de plus de 50 ans travaillent régulièrement la nuit, dont près de la moitié plus de 200 nuits par an.

2. En considérant le travail comme un coût et non comme un atout, la droite l’a dégradé et dévalorisé

La droite a aggravé les risques psycho-sociaux et la pénibilité par l'encouragement aux heures supplémentaires et au travail du dimanche, par l'instauration du statut d'auto-entrepreneur pour obliger certains salariés à recourir à une activité supplémentaire afin de compenser la faiblesse de leur rémunération, par le report de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans et la non-reconnaissance de la pénibilité.
Elle a mené une politique résolument pensée et tournée contre les salariés : austérité salariale, baisse des cotisations patronales et émiettement du code du travail.


3. Valoriser le travail, c’est d’abord le rémunérer correctement

    * La valorisation du travail, en même temps que l’augmentation du pouvoir d’achat des Français, passent avant tout par une augmentation des salaires.

Nous organiserons, dans le cadre d’un dialogue tripartite (Etat, organisations syndicales, organisations patronales) une conférence salariale annuelle, qui aura notamment pour mission de contribuer au rééquilibrage de la part des salaires dans la valeur ajoutée.
Nous modulerons l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices seront réinvestis – en équipements, en R&D, en formation, en salaire – ou qu’ils seront distribués sous forme de dividendes aux actionnaires. Dans le premier cas, favorable à l’emploi et à la production, le taux d’imposition passera de 33,3 % à 20 %. Dans le second cas, parce que l’économie réelle doit primer sur la finance, le taux d’imposition sera porté jusqu’à 40 %.
Enfin, nous revaloriserons le pouvoir d’achat du SMIC.


4. Nous reconstruirons un droit du travail protecteur des salariés pour aller vers la compétitivité-qualité

Nous reviendrons sur les mesures dérogatoires qui ont dégradé le rythme de travail des Français sans augmenter leur pouvoir d’achat : défiscalisation des heures supplémentaires, remise en cause du repos dominical, extension du forfait jour au mépris des recommandations des experts du Comité européen des droits sociaux, etc.
Nous favoriserons les contrats à durée indéterminée, en supprimant les exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui emploient un quota trop élevé de travailleurs précaires.
Nous donnerons les moyens à l’inspection du travail de faire respecter tous les droits des salariés.


5. Nous orienterons notre modèle de production vers la vraie performance

    * Il est indispensable de compléter les indicateurs de performance classiques par des indicateurs mesurant la performance sociale, environnementale et créative des activités économiques – la vraie performance.

Nous proposerons la mise en place de nouvelles normes comptables européennes intégrant l’empreinte écologique et les critères sociaux (structure de l’emploi, niveau des rémunérations., etc.) dans le bilan des entreprises.
Dans le prolongement des lois Auroux, le droit des salariés à s’exprimer sur leurs conditions de travail sera consolidé : mieux dialoguer permettra de mieux travailler.
Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) seront renforcés, notamment pour une meilleure prise en compte de la souffrance au travail, des nouveaux maux et des nouvelles pénibilités au travail.
La médecine du travail sera reconstruite et rendue plus indépendante grâce à une gestion réellement paritaire.
Nous encouragerons l’aménagement des conditions de travail des plus de 55 ans par la limitation ou la suppression du travail de nuit et des tâches physiques, ainsi que par l’augmentation des temps de pause.


6. Nous inventerons des relations nouvelles dans l’entreprise, pour une véritable démocratie sociale

Les salariés et entrepreneurs des TPE ont droit au dialogue social. Nous mettrons en place une représentation des salariés au niveau des bassins d’emploi pour ces entreprises.
Nous renforcerons la négociation collective à tous les niveaux et rétablirons la hiérarchie des normes en matière de droit social. Le niveau de négociation à l’échelle des branches sera privilégié, alors que la droite l’a marginalisé.
Nous conforterons les instances qui font vivre le paritarisme dans les fonctions publiques.
Dans les grandes entreprises, les salariés devront être mieux représentés dans les instances de décision, qu’il s’agisse des conseils d’administration, des conseils de surveillance ou des comités de rémunération.
Nous développerons le principe d’information loyale et régulière des instances représentatives du personnels sur la situation et les projets de leur entreprise.

 

Source : PS

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