Benoît Hamon, porte-parole, est revenu à l'occasion du point presse hebdomadaire sur la situation en Grèce. Où sur injonction de l'Union Européenne et du Fond Monétaire International un nouveau
plan d'austérité a été adopté. « C’est sans précédent, le plan d'austérité qui vient, en chiffres c’est 22% de baisses du smic, des pensions de retraites en moins, 150 000 fonctionnaires en
moins, alors que 10 % de la population est déjà au chômage ».
Des dizaines de milliers de Grecs dans la rue protestent contre ce plan d'austérité. Ce plan ne prépare qu'une chose : la récession de la Grèce. C'est donc un PIB qui se rétracte de 4 à 5%.
Benoît Hamon a rappelé que « l’Union Européenne n'est plus souveraine, le peuple grec n'est plus souverain. Je trouve inquiétant qu'à l'intérieur de l'Union Européenne des parlementaires qui
décident de ne pas voter comme Monsieur Baroso et madame Lagarde, qui refusent de voter ce plan d'austérité soit exclus par leurs partis ».
Le parlement recule devant les injonctions des marchés
« C'est un des symboles que le pouvoir populaire, le parlement recule devant les injonctions de marchés financiers, quand l'Union Européenne et le FMI se font le relais des exigences des
marchés». «C'est pour cela que les grecs étaient si nombreux dans les rues pour protester contre les conséquences sociales et économiques de cette reforme» a conclu le porte-parole.
Depuis les régionales, le PS a multiplié les expériences et les formations. Tous les retours montrent à quel point le porte-à-porte peut s'avérer efficace pour convaincre et mobiliser les
abstentionnistes. Ce samedi matin, les équipes du 12ème arrondissement de Paris étaient sur le pont pour rencontrer les Français en allant frapper à leurs portes.
L’économie française a enregistré
un déficit commercial record de 69,6 milliards d’euros en 2011. Un bien triste record pour notre économie et le résultat direct de l’absence de politique industrielle menée par le
gouvernement.
Il va hélas de pair avec la destruction de 750 000 emplois industriels et le recul de la France du 8ème au 22ème rang mondial pour l’innovation, en 10 ans. Face à ces chiffres calamiteux, le
Secrétaire d’Etat au commerce extérieur ose annoncer - sans rire - que : ” Le gouvernement a la recette pour faire revenir notre balance commerciale à l’équilibre en l’espace de cinq ans“.
Que ne l’a-t-il fait plus tôt ! Qui va pouvoir croire à ces balivernes libérales ?
Ce dont notre économie a besoin, c’est avant tout d’une véritable stratégie industrielle, d’une vision à long terme.
Si l’Allemagne, si souvent citée, compte 71% de PME industrielles qui exportent (contre 35% en France), c’est parce qu’elle a investi massivement dans l’innovation, la recherche, la structuration
de filières complètes dans les secteurs porteurs, du grand groupe aux PMI PME, en passant par les Entreprises de Taille Intermédiaire qui nous manquent tant en France. Si l’on veut inverser la
tendance, il faut impérativement réindustrialiser par l’innovation.
Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par le dynamisme de nos PMI PME. C’est la raison pour laquelle François Hollande a choisi d’en faire sa principale priorité en
faveur du redressement industriel de notre pays, de sa compétitivité :
- en proposant un effort sans précédent pour les PMI-PME à fort potentiel, afin d’accélérer leur transformation en Entreprises de Taille Intermédiaire innovantes, fortement exportatrices et
créatrices d’emplois,
- en accompagnant leur capacité à l’export et le financement de l’innovation, par une banque publique d’investissement, régionalisée et donc au plus près des besoins des entreprises,
- en soutenant la réindustrialisation par l’innovation et en confortant des filières industrielles d’avenir.
C’est tout l’enjeu du Pacte Productif proposé par François Hollande qui redonnera à la France sa capacité à créer des emplois innovants et à exporter.
L’entreprise Pétroplus de Petit-Couronne est encore suspendue à l’indécision gouvernementale …
Par ailleurs, une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre car une suspicion de faillite frauduleuse semble se faire jour suite à “des éléments surprenants”, entrer autre une
centaine de millions d’euros amputés du compte bancaire de Petroplus France … de même que des “remontées d’argent” dans les filiales à l’étranger. Cela est démenti par la direction de Pétroplus.
Enfin, un administrateur et un mandataire judiciaire ont été désignés par le tribunal de commerce de Rouen pour chercher des solutions à une reprise de l’activité. L’usine est à l’arrêt depuis
début janvier.
De leur côté, les socialistes ont montré leur soutien sans faille aux salariés et à leurs syndicats qui mènent la lutte. Une banderolle a été posée sur les grilles du Département de
Seine-Maritime pour montrer que la majorité départementale de gauche soutient ce mouvement contre la fin du raffinage sur notre territoire.De son côté, le candidat socialiste à l’élection
présidentielle, François Hollande est venu sur le site et a apporté aussi son soutien aux syndicats et salariés de l’entreprise.
Interview et ambiance devant l’entreprise.
Interview d’Eric Bilyk, entreprise Pétroplus Petit-Couronne :
Jeudi soir au centre Malraux de Rouen , une conférence débat a été organisée sur le sujet de la Dette.
Autour de Gérard FILOCHE,ancien inspecteur du travail, co-auteur du livre : DETTE INDIGNE, étaient présents Nicolas ROULY responsable de la formation au sein de la Fédération PS 76 et
Olivier MOURET adjoint au maire de Rouen.
Après les deux interventions de Nicolas Rouly et Olivier Mouret, Gérard Filoche pris la parole durant environ 1 H devant un auditoire fourni et attentif.
Dette de la Grèce, Agences (ou officines) de notation, TVA sociale furent entre autres les sujets traités.
Parole fut ensuite donnée à la salle pour un débat dans lequel la campagne des présidentielles n'était jamais bien loin.
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