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Présidentielles 2012

Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 10:20

Pendant toute la campagne, "Solfé", le siège du PS, vous accueille du lundi au vendredi de 9H à 18H. Cet espace a été lancé samedi 17 mars à l'occasion de la journée de mobilisation "Faites le changement"

Une tente dans la cour du 10 rue de Solférino permet d'accueillir tous ceux qui souhaitent s'informer sur la campagne de François Hollande, échanger ou participer à nos actions.

Chaque jour, le PS vous accueillera dans un espace convivial, où vous trouverez tous les documents sur le campagne de François Hollande, une caféteria, un espace pour se prendre en photo. N'hésitez pas à y passer !


Découvrez l'accueil en vidéo

 

 

 

 

Source : PS

Par aurelinfo - Publié dans : Présidentielles 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 10:09

Sans-titre-copie-64.JPG Alors que l'actuelle majorité a creusé la dette de la France de 20 points depuis de 2007 et fait exploser le déficit sur la même période, elle n'hésite pas à venir donner des leçons de gestion publique à François Hollande.

Jean-François Copé a ainsi affirmé sur France 2 qu'il y aurait eu «50% d'augmentation d'embauches depuis que François Hollande est président du Conseil général» de Corrèze. Ajoutant même que «les chiffres sont très connus».

C'est tout simplement un mensonge éhonté.

Lors de la séance plénière du Conseil général de la Corrèze du 23 mars dernier, le nombre d'agents a été évoqué : on passe de 1335 agents au 1er janvier 2008 contre 1301 agents au 1er janvier 2012, soit une baisse de 2,5%.

Nous sommes donc très loin des 50% de hausse annoncés par Jean-François Copé, qui n'est pas à un mensonge près pour attaquer François Hollande.

Plutôt que de travailler à trouver un programme pour le candidat sortant, la droite préfère donc attaquer en usant d'arguments fallacieux. Pouvant difficilement défendre le bilan de Nicolas Sarkozy, elle préfère attaquer celui de François Hollande avec des arguments mensongers.

Ne le laissez pas faire.

- Vérifiez les sources des chiffres évoqués par la droite dans les médias et réagissez sur Twitter et Facebook
- Rétablissez la vérité par des commentaires sur les sites de presse et auprès de vos amis sur les réseaux sociaux.
- Rappelez le bilan du candidat sortant sur la dette

>> Le communiqué de presse de Delphine Batho :  "En France, comme en Corrèze, la droite c'est la dette, la dépense, les hausses d'impôts"

 

Source : PS

Par aurelinfo - Publié dans : Présidentielles 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 09:59

Sans-titre-copie-63.JPG La droite a fait le choix d’enterrer le bilan-boulet de Sarkozy, d’innonder de mensonges le paysage politique pour l’étouffer et ne pas rendre de compte, d’annoncer une mesurette par jour pour faire oublier qu’elle n’a pas de programme … Tout ça pour masquer l’incompétence, la contradiction et l’inefficacité qui règnent depuis 5 ans. Alors, ils débloquent. Et à plein tube … Continuer ou changer ? Il reste quelques jours pour se faire une opinion …

Longuet, la defense et le mauvais renseignement.

En voulant justifier son empêchement à l’audition au Sénat des Directeurs des Services de Renseignement, le Ministre de la Défense, s’est appuyé sur le fait que depuis 1958, le Parlement contrôle le renseignement à partir de la délégation parlementaire au renseignement qui entend, écoute et suit tous ces sujets. Bien. Sauf que qu’il n’existe pas en France de réel contrôle parlementaire des services de renseignement avec de telles prérogatives et que cette “délégation parlementaire au renseignement” n’a pas été créée en 1958 mais en 2007 ! Flop de chez flop, ça fait désordre …

Kosciusko, l’anti-parlementarisme de la porte-parole du candidat sortant.

Dans son mépris à l’égard du Parlement, elle a fait preuve d’une grave méconnaissance du travail en commission, affirmant qu’il ne revient pas à la Commission des lois (Sénat ou Assemblée nationale) de demander ce type d’audition alors même qu’il s’agit d’une des plus importantes commissions parlementaires et que l’audition de dirigeant telle que la DCRI doit être effectuée dans ce cadre-là. Culture du silence, inanité des arguments, basses polémiques, opacité, agressivité à l’égard de collectivité qui ne sont pas du même bord … Le malaise et la perte de sang-froid sont palpables dans le clan Sarkozyste !

Sarkozy, la justice et les preuves contraires !

Depuis 2007, la justice est l’illustration du sarkozysme contredits par la réalité. Le discours sécuritaire est contredit par les faits quand l’empilement des lois votées dans la précipitation veut masquer le manque de moyens de la justice dont les milliers de décisions ne peuvent plus être exécutées faute de sens et le discours compassionnel est contredit quand les subventions aux associations d’aide aux victimes diminuent et que la constitution de partie civile est rendue plus difficile pour les victimes !  Avec François Hollande, la justice pénale sera accessible et soucieuse des victimes par le meilleur accueil et l’information, l’institution judiciaire ne sera pas détournée de sa fonction qui est d’établir les faits puis de punir le ou les coupables aussi sévèrement que nécessaire. La justice est une fonction régalienne de l’Etat qui ne saurait être privatisée pour devenir un instrument de vengeance.

Fillon, la faillite à tous les étages !

Fillon, faute de pouvoir défendre le bilan (desastreux) ou le programme (inexistant) de Sarkozy, a voulu s’en prendre à celui de François Hollande. Jamais dans la Vème République le candidat d’un parti majoritaire ne s’était retrouvé sans programme à 22 jours du 1er tour de l’élection présidentielle ! Alors Fillon mettait au défi qu’on puisse lui citer une seule mesure de F. Hollande qui soit à la hauteur des efforts à produire pour sauver notre modèle de vie ! Offrons lui en 7 telles que : Restaurer le droit de partir à la retraite à 60 ans pour les personnes qui ont commencé à travailler très jeunes, supprimer les transactions bancaires avec les paradis fiscaux pour libérer notre modèle économique de la finance spéculative, rétablir l’égalité devant l’impôt en mettant fin aux privilèges fiscaux comme la « niche Copé », redonner du sens à nos services publics en mettant un terme à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, grandir la place de la France dans l’Europe en renégociant les politiques européennes d’austérité, garantir le pouvoir d’achat des Français en réduisant le montant des factures d’eau et d’électricité pour les plus modestes, en bloquant le prix de l’essence, rendre effectif le droit des Français au logement, par l’encadrement des loyers … En 2007, Fillon se disait à la tête d’un pays en faillite. En 2012, il se retrouve à la tête d’une campagne en faillite : faillite d’idées, faillite morale, faillite de crédibilité.

Copé, l’art de prendre ses vessies pour des lanternes !

Il n’est pas à une allégation mensongère près et celle sur les agents du Conseil général de Corrèze est grosse, très grosse. Copé est multirécidive de l’affirmation de ses propres mensonges qu’il tente de faire passer pour des vérités premières. Celle sur la gestion soi-disant calamiteuse de la Corrèze est devenue une “légende” ! Les faits sont têtus et la réalité des chiffres contredisent formellement les accusations infondées du Secrétaire général de l’UMP. En accumulant une dette de 300 millions d’euros et en faisant exploser la dette de 283%, la droite corrézienne a gravement nui à la Corrèze, département qui était le plus endetté de France. Ces trois dernières années, avec François Hollande, le recours à l’emprunt a été réduit de près de 50%. Copé-Pinocchio répéte bêtement ses mensonges car il semble y croire … Cela n’en fait et n’en fera jamais une vérité pour autant !

 

Source : PS76

Par aurelinfo - Publié dans : Présidentielles 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 08:27

Sans titre-copie-15 Aujourd’hui en France, la révolution numérique n’a pas eu lieu pour tout le monde. Isolement géographique et social caractérisent l‘inégal accès aux outils numériques qui sépare les citoyens. Les mêmes inégalités structurelles dans l’accès aux infrastructures routières, à une eau de qualité ou encore à l’électricité en continu frappent souvent les territoires ruraux. Des inégalités que le gouvernement refuse d’admettre et ne fait rien pour combattre.

Une fracture géographique entre les territoires

Les structures d’accueil et d’accompagnement vers une formation aux outils numériques existent pourtant aujourd’hui (espaces publiques numériques), mais faute de coordination nationale dans la formation à ces outils, elles ne peuvent apporter que des informations et aides parcellaires.

Quant à l’accès au haut débit et à la fibre optique, il illustre parfaitement les inégalités qui minent nos territoires. Faute de mieux, ce sont donc les départements qui prennent aujourd’hui en charge l’extension du haut débit à l’ensemble du territoire et la démocratisation de son utilisation.

Une fracture sociale entre les générations et les populations

Les personnes les plus exclues de la révolution numériques sont les personnes précaires, âgées, les moins qualifiées, cumulant faible revenu et faible niveau d’éducation. Mais cette exclusion du système internet ne concerne pas seulement les personnes âgées. 16% des 18-24 ans n’ont pas accès à internet aujourd’hui, et parmi eux figurent les moins diplômés. La révolution internet n’est toujours pas celle de la démocratie. L’accès à ce mode de communication et d’information n’est donc toujours pas égal pour tous.

Les fractures numériques existent donc bel et bien, et n’ont pas été résorbées par le gouvernement : hausse du chômage, 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification chaque année, tous ces facteurs ne font qu’aggraver la fracture déjà constatée entre les citoyens dans leur accès à la démocratie et à l’information.

 

Source : Jeunes avec Hollande

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 15:14

Tout le monde doit pouvoir voter pour le changement !
Les deux tours de l’élection présidentielle (22 avril et 6 mai) ont lieu pendant les vacances scolaires de certaines zones.

Le PS a lancé le site Procuration 2012 pour vous permettre de pouvoir voter pour le changement avec toutes les informations sur les procurations à la présidentielle et la possibilité de trouver quelqu'un près de chez soi pour porter sa procuration.
 
Vous pouvez agir pour inciter vos connaissances à gérer leur demande de procuration : partagez et diffusez partout la vidéo "Procuration, pensez-y" :

 

 

 

Source : PS

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 13:00

Martine Aubry était ce mardi matin l'invitée de France Inter. La première secrétaire a réaffirmé l'essentiel dans cette campagne : «la question qui se pose aux Français, elle est simple», «à qui vous allez remettre les rênes de la France, qui va vous donner les solutions pour sortir de la crise, pour remettre la justice, c'est-à-dire créer des emplois, donner un avenir à vos enfants par l’éducation, vous permettre à nouveau d’avoir accès au logement, d’avoir accès aux soins».

 

 

 

 

«Diminuer le déficit d’emplois et de croissance»

il faut «relancer la politique industrielle et prendre des mesures immédiates, comme par exemple les contrats de génération, les emplois d’avenir pour les 150 000 jeunes qui viendront d’abord des quartiers, a dit François Hollande, pour pouvoir effectivement redonner du pouvoir d’achat». «Au lieu de ça le gouvernement fait plan d’austérité après plan d’austérité».
Drame de Toulouse, «des questions qui se posent»

«Il y a des questions qui se posent», a constaté la première secrétaire après le drame de Toulouse : «Comment se fait-il qu’un homme, revenant d’Afghanistan, ayant été condamné plusieurs fois, dont le frère est connu comme djihadiste, dont une voisine a porté plainte parce qu’il a essayé d’embrigader son fils, comment se fait-il qu’un homme a pu avoir un tel arsenal militaire (...) ? ».
L'important «est de pouvoir, avec sérieux, gérer notre pays, tout en créant des emplois, tout en étant plus juste dans la répartition des richesses»

Martine Aubry a conclu en rappellant les engagements de François Hollande : « mon premier acte ça sera de donner la retraite à 60 ans à ceux qui ont commencé à travailler tôt », « je mettrai une taxation à 75% pour ceux qui gagnent plus d’1 million d’euros. J’augmenterai les moyens de l’Education nationale, 60 000 postes, éducateurs, enseignants, psychologues », « Je ferai une grande réforme fiscale, une grande décentralisation, je rendrai l’indépendance à la justice, et aux médias ».

«Alors c’est cela dont nous devons parler dans les 4 semaines qui restent, et je crois que les Français se diront "il faut être sûr, il faut donner le maximum de poids au premier tour à François Hollande, pour qu’il ait le maximum au second, et qu’ensuite il ait le poids nécessaire pour changer la France".» a-t-elle affirmé.

 

Source : PS

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 12:55
Par aurelinfo - Publié dans : Présidentielles 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 12:52

Puisqu’il n’est plus à une contradiction près lorsqu’il a besoin de choyer une partie de son électorat, Nicolas Sarkozy vient de s’opposer fermement à l’extension du droit de votes lors des élections locales aux étrangers non-communautaires. Une proposition qu’il a tour à tour combattu (1997), puis défendu (2005) : « Je ne trouve pas anormal qu’un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter lors des élections municipales. J’ouvre un débat en faveur d’une mesure que je pense juste. »

Aux dernières nouvelles (printemps 2011), Claude Guéant affirmait qu’il restait favorable à l’idée. Pourtant, l’occasion de titiller l’électorat du Front national en profitant de la sortie médiatique du courant Droite populaire était trop belle pour Nicolas Sarkozy, qui en appelle – faute de meilleur argument – au rassemblement des Français en temps de crise pour justifier son nouveau revirement.

 

 

 

La question du droit de vote et d’éligibilité des étrangers est ancienne et tous les cas de figure existent en Europe et dans le monde. En France, François Mitterrand l’avait inscrite parmi ses 110 propositions dès 1981, mais ce n’est que le 3 mai 2000 qu’une proposition de loi constitutionnelle fut votée par l’Assemblée nationale. Elle accorde le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France depuis plus de 5 ans, mais ces derniers ne peuvent exercer les fonctions de maire ou d’adjoint, ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l’élection des sénateurs. Bloquée par les majorités UMP depuis dix ans, cette même proposition de loi a été inscrite par la nouvelle majorité sénatoriale à l’ordre du jour du Sénat le 8 décembre prochain.

3 millions d’immigrés résidant en France sont concernés par cette réforme, qui présente 3 avancées majeures :

    Garantir l’égalité de droits entre les citoyens européens et les étrangers non-communautaires. Suite à l’introduction de la citoyenneté européenne dans le traité de Maastricht (1992) et à une directive du Conseil (1994) transposée en droit national par une Loi organique de 1998, les citoyens de l’Union européenne peuvent prendre part aux élections municipales et européennes en France, mais ne peuvent pas être élus maires ou adjoints au maire.
    Reconnaître l’intégration des immigrés en situation régulière. De nombreux immigrés ont fait le choix de vivre et de travailler en France. Ils payent leurs impôts, contribuent à la vie locale et scolarisent leurs enfants dans les écoles de la République. Je ne fais que reprendre l’argument de Nicolas Sarkozy en soutenant que ces immigrés intégrés doivent pouvoir choisir leur maire et l’orientation politique de leur commune.
    Sensibiliser les Français issus de l’immigration à la participation démocratique. Selon les chiffres avancés par Esther Benbassa et Noël Mamère, 23 % des Français issus de l’immigration déclarent ne pas être inscrits sur les listes électorales, contre 7 % des Français « d’origine ». Accorder le droit de vote aux étrangers responsabilisera également les Français issus de l’immigration.

Les Français sont majoritairement favorables à cette réforme à 61% (enquête BVA pour le Parisien). Si Nicolas Sarkozy ne change pas une nouvelle fois d’avis, les électeurs de la présidentielle savent qu’ils devront glisser un bulletin « François Hollande » dans l’urne pour que le droit de vote des étrangers aux élections locales soit enfin reconnu.

Source : Jeunes avec Hollande

Par aurelinfo - Publié dans : Présidentielles 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 12:49

Sans titre-copie-36 Une des propositions marquantes de François Hollande est de créer 60 000 postes dans l’éducation nationale. La droite a réagi violemment contre une proposition qu’elle juge « irresponsable », « dépensière », François Baroin, Ministre de l’Economie, se lançant même dans un calcul qui effraierait n’importe quel professeur de mathématiques. D’après lui, cette proposition coûterait « 5% du PIB » !

Pourtant, voilà cinq bonnes raisons pour défendre cette proposition, qui fait sens.

1. Investir dans le capital humain

Un projet de société de gauche ne fait sens que s’il met au centre de ses priorités l’égalité devant l’éducation et la santé. L’investissement dans le capital humain permet à chacun de s’épanouir mentalement et physiquement et garantit de meilleurs résultats collectifs au niveau économique et social. Certes les dettes contractées hier pèsent sur nos têtes, mais s’il faut faire un arbitrage dans les économies, ne faisons pas celui du déclassement et donc des dettes de demain. Quand 20% des élèves de CM2 ne savent pas lire, il y a urgence à réagir. Quand on sait que la France est le pays de l’OCDE où les résultats scolaires sont le plus fortement corrélés à l’origine socio-économique, on voit bien que l’égalité devant l’éducation est loin d’être une réalité.

2. Revenir au niveau d’encadrement de 2007

En 2007, il y avait 982 678 enseignants contre 928 458 en 2011, soit 54 220 enseignants de moins aujourd’hui, pendant que le nombre d’élèves augmentait de 12,211 millions à 12,245 millions. L’idéologie de droite est passée par là, tant pis si la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux devait hypothéquer notre avenir. La droite aime ces idées simplistes dans lesquelles elle s’enferme. Ainsi la proposition de François Hollande est simplement de rétablir les moyens humains de l’éducation nationale de 2007, rien d’ « irresponsable » quand déjà on se posait la question de la qualité de l’enseignement à cette époque. Pour quel coût ? Afin de ne pas être taxé de parti pris, prenons les chiffres du gouvernement, la proposition de François Hollande coûterait 7,5 milliards d’euros sur cinq ans d’après Luc Chatel. Comparativement, la loi Tepa (abaissement du bouclier fiscal, allégement des droits de successions et défiscalisation des heures supplémentaires) a coûté 7,7 milliards d’euros sur la seule année de 2008, d’après Bercy. Tout est une question de choix. L’Allemagne, entre 2000 et 2010, a fait le choix inverse : les dépenses d’éducation sont passées de 80 à 102 milliards d’euros.

3. Une nouvelle vision de l’école

Revenir au niveau d’encadrement de 2007 serait une proposition bien trop simpliste pour résoudre les difficultés que rencontre aujourd’hui l’éducation nationale. Une question bien légitime se pose : plus de moyens pour quels résultats ? François Hollande a souhaité proposer une nouvelle vision de l’école. Ce ne sont pas 60 000 postes d’enseignants, mais 60 000 postes dans l’éducation nationale. La différence est importante. En effet, l’école doit aujourd’hui remplir de nouveaux rôles, notamment dans les zones urbaines sensibles, qu’elle doit assumer, en contrepartie de nouveaux moyens, de nouvelles compétences et d’une nouvelle organisation. Le rôle classique de transmission de savoirs ne suffit plus et le suivi psychologique des enfants en difficulté est devenu aussi important que les heures de classe afin de s’assurer de la bonne acquisition des savoirs. François Hollande propose que la moitié des 60 000 postes soient ainsi concentrés sur l’éducation des enfants les plus en difficulté : psychologues, éducateurs, enseignants spécialisés, viendront en soutien de l’enseignement classique. Créer les bonnes conditions à l’apprentissage, grâce à de nouvelles compétences au sein de l’école et à la personnalisation du suivi, est la seule réponse possible à l’explosion des inégalités face à l’éducation dans notre pays.

4. En finir avec le redoublement

Avoir un niveau d’encadrement semblable à 2007 mais redéployé afin de retrouver un système scolaire qui permette à chaque enfant, quelles que soient ses origines sociales, d’avoir la même qualité d’éducation et les mêmes chances de réussir devrait suffire à convaincre. Seulement, ce redéploiement et cette nouvelle vision de l’école a aussi un objectif : en finir avec le redoublement. Le redoublement est inefficace et a un coût, estimé en 2004 à 2 milliards d’euros par an dans un rapport du Haut conseil de l’évaluation de l’école. 36,5% des élèves de 15 ans avaient redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité en 2009. « Les pays qui réussissent, au lieu de faire redoubler leurs élèves, mettent en place des stratégies pour lutter contre l’échec scolaire : soutien personnalisé, aide aux devoirs, allocation des meilleurs enseignants dans les écoles difficiles, voilà des mesures qui fonctionnent bien « , affirme Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE. Comme quoi investir intelligemment dans l’éducation peut au final permettre de moins dépenser pour plus de résultats.

5. Aller plus loin, redonner de l’espoir dans la fonction d’enseignant

La limite de la proposition de François Hollande ne se trouve pas dans son financement, mais pourrait bien au final résider dans la capacité du pays à trouver des volontaires ! Le métier d’enseignant, constamment dévalué, ne séduit plus : de plus en plus d’élèves par classe, les conséquences des difficultés sociales sur le comportement des enfants à gérer au quotidien, tout cela pour une rémunération faiblarde… Nous risquons de nous retrouver face à une situation de pénurie. Pourtant, la motivation pour cette vocation reste intacte. Il suffirait de montrer que l’école peut à nouveau permettre d’espérer, qu’un choix démocratique remette au centre de nos préoccupations l’éducation de nos enfants. La dernière réforme de la formation des enseignants a réussi le contraire : la peur s’est installée, il faudra rétablir la confiance.

Investir dans l’éducation pour l’avenir de notre pays, pour plus d’égalité, pour mobiliser les enseignants est de notre responsabilité. Sinon, dans 20 ans, les résultats catastrophiques, devenus visibles, de la politique actuelle feront poindre du doigt les vrais « irresponsables » : ceux qui, par un double dogme idéologique, auront économisé dans l’éducation pour remplir leur objectif simpliste de réduction du nombre de fonctionnaires, tout en refusant d’augmenter les impôts.

 

Source : Jeunes avec Hollande

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 08:26

Sans-titre-copie-14.JPG Aujourd’hui en France, la révolution numérique n’a pas eu lieu pour tout le monde. Isolement géographique et social caractérisent l‘inégal accès aux outils numériques qui sépare les citoyens. Les mêmes inégalités structurelles dans l’accès aux infrastructures routières, à une eau de qualité ou encore à l’électricité en continu frappent souvent les territoires ruraux. Des inégalités que le gouvernement refuse d’admettre et ne fait rien pour combattre.

Une fracture géographique entre les territoires

Les structures d’accueil et d’accompagnement vers une formation aux outils numériques existent pourtant aujourd’hui (espaces publiques numériques), mais faute de coordination nationale dans la formation à ces outils, elles ne peuvent apporter que des informations et aides parcellaires.

Quant à l’accès au haut débit et à la fibre optique, il illustre parfaitement les inégalités qui minent nos territoires. Faute de mieux, ce sont donc les départements qui prennent aujourd’hui en charge l’extension du haut débit à l’ensemble du territoire et la démocratisation de son utilisation.

Une fracture sociale entre les générations et les populations

Les personnes les plus exclues de la révolution numériques sont les personnes précaires, âgées, les moins qualifiées, cumulant faible revenu et faible niveau d’éducation. Mais cette exclusion du système internet ne concerne pas seulement les personnes âgées. 16% des 18-24 ans n’ont pas accès à internet aujourd’hui, et parmi eux figurent les moins diplômés. La révolution internet n’est toujours pas celle de la démocratie. L’accès à ce mode de communication et d’information n’est donc toujours pas égal pour tous.

Les fractures numériques existent donc bel et bien, et n’ont pas été résorbées par le gouvernement : hausse du chômage, 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification chaque année, tous ces facteurs ne font qu’aggraver la fracture déjà constatée entre les citoyens dans leur accès à la démocratie et à l’information.

 

Source : Jeunes avec Hollande

Par aurelinfo - Publié dans : Présidentielles 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Résident au Havre.

Adhérent PS et MJS depuis 2005

Ancien Délégué du groupe MJS de Rouen (2006-2007)

Ancien Animateur Fédéral du MJS76 (2007-2009)

Ancien Secrétaire Général du MJS76 (2009-2011)

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