Le Conseil constitutionnel a
annulé, jeudi, l'élection de deux députés, l'UMP Patrick Devedjian et le centriste Henri Plagnol, pour non-respect du code électoral, a annoncé la juridiction dans un communiqué.
Élus en juin respectivement dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine et la 1re du Val-de-Marne, tous deux avaient comme suppléant un élu déjà suppléant d'un sénateur, en cas notamment de
démission ou de décès.
Georges Siffredi et Jacques Leroy, suppléants respectivement de MM. Devedjian et Plagnol, "étaient suppléants de sénateurs", explique un communiqué des Sages. Or "l'article L.O. 134 du code
électoral interdit à un remplaçant d'un sénateur ou d'un député d'être remplaçant d'un candidat à l'Assemblée nationale". "Constatant le non-respect de cette disposition, le Conseil a procédé à
l'annulation des opérations électorales dans les deux circonscriptions", ajoute le texte. Les Sages précisent qu'ils ont écarté au préalable une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)
posée par Patrick Devedjian et Henri Plagnol, qui soutenaient que l'article L.O 134 était contraire à la Constitution. "Le Conseil constitutionnel avait, en effet, déjà jugé cet article conforme
à la Constitution par une décision du 10 juillet 1985", indique encore le communiqué.
Une démission impossible
Henri Plagnol, qui siège dans le groupe UDI (Union des démocrates et indépendants), a remporté son élection au second tour le 17 juin avec près de 56 % des voix face à Akli Mellouli (PS).
L'élection de Patrick Devedjian (UMP), ancien ministre, président du conseil général des Hauts-de-Seine, a quant à elle été acquise bien moins facilement, avec seulement quelque 200 voix d'avance
sur son rival de gauche Julien Landfried (MRC).
À Julien Landfried, qui avait intenté le recours en annulation, l'entourage de Patrick Devedjian rétorquait notamment que Georges Siffredi avait "démissionné" de son poste de remplaçant au Sénat
et qu'il pouvait donc suppléer un candidat à la députation. Mais cet argument n'est pas valable, a tranché le Conseil constitutionnel, car "aucun texte ne permet de renoncer à la qualité de
suppléant de parlementaire".
Georges Siffredi, par ailleurs conseiller général et maire de Châtenay-Malabry, figurait en troisième position sur la liste des sénatoriales UMP conduite dans les Hauts-de-Seine par Roger
Karoutchi, élu en 2011 au même titre qu'Isabelle Debré (2e sur la liste).
Source : Le Point
La présidente du Front
national, Marine Le Pen, a indiqué mardi qu'elle n'excluait pas de conclure des alliances locales avec l'UMP, voire avec "des élus divers gauche", aux prochaines élections municipales de 2014.
"Nous n'excluons rien. Nous n'excluons pas de faire des accords locaux, des listes d'intérêt communal avec d'autres élus, pourquoi pas des élus divers droite, des élus divers gauche. Il n'y a pas
des patriotes que dans un camp ou dans un autre, il y en a partout", a déclaré Marine Le Pen, en marge d'une action symbolique de son parti contre le traité budgétaire européen, à L'Étoile
(Somme).
"Le diktat de Fillon et de Copé"
Concernant l'UMP, la leader frontiste a estimé que certains élus "se sentent objectivement beaucoup plus proches de nous qu'ils ne se sentent proches de la direction" de ce parti de droite.
"Alors il va falloir que ces élus prennent leurs responsabilités", a-t-elle insisté. "Est-ce qu'ils acceptent de participer à un rassemblement des patriotes, des souverainistes, ou est-ce qu'ils
veulent rester sous le diktat de François Fillon et de Jean-François Copé ?" s'est-elle interrogée. "S'ils le font, ils démontreront qu'ils ont une totale liberté d'action et qu'ils font passer
l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers d'un parti dans lequel ils se reconnaissent de moins en moins", a-t-elle ajouté.
Selon un sondage publié jeudi, près d'un sympathisant de l'UMP sur trois est favorable à une alliance avec le FN dans la perspective des prochaines élections. Le président d'honneur du FN,
Jean-Marie Le Pen, avait jugé "logique" jeudi que son parti passe des accords au niveau local avec des candidats UMP, divers droite ou indépendants.
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Source : Le point
François Fillon, candidat à
la présidence de l'UMP, a déclaré lundi qu'il fallait "prendre l'engagement d'abroger purement et simplement toutes les lois sur les 35 heures", lors d'un meeting à La Ville-aux-Dames
(Indre-et-Loire) près de Tours. "Nous devons solennellement, tous ensemble, prendre l'engagement d'abroger purement et simplement toutes les lois sur les 35 heures", a déclaré l'ancien Premier
ministre au cours d'une réunion publique dans le cadre de sa campagne pour la présidence de l'UMP.
En 2007, Nicolas Sarkozy "était absolument convaincu qu'il fallait supprimer les 35 heures. Simplement, il pensait en 2007 qu'on avait le temps d'utiliser la médecine douce, donc on a utilisé la
médecine douce et la défiscalisation des heures supplémentaires", a-t-il rapporté. L'objectif était de "convaincre un maximum de Français qu'il fallait travailler plus et, une fois qu'un maximum
de Français aurait travaillé plus, supprimer les 35 heures", a-t-il poursuivi. Mais "compte tenu de la gravité de la crise qui nous frappe, compte tenu de l'écart qui s'est creusé avec nos
voisins allemands, nos voisins européens, on n'a plus le choix, la médecine douce, ce n'est plus possible", a assuré François Fillon.
"Il faut aller à la chirurgie, il faut supprimer les 35 heures, il faut donner la possibilité d'une négociation dans chaque entreprise et il faut naturellement demander aux fonctionnaires de
l'État, des collectivités territoriales et de la fonction publique hospitalière de faire un petit effort de travail supplémentaire", a-t-il ajouté.
Source : Le Point
C'est vrai, ce n'est pas comme si l'UMP avait été au pouvoir les 10 dernières années. Tout le long du mandat de Sarkozy, le même Fillon a critiquer les 35H pour expliquer tout les maux de la France. On se demande pourquoi l'UMP n'a pas abroger les 35 heures depuis 2002.
L'ex-secrétaire d'État Rama
Yade va être jugée devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour faux et inscription indue sur les listes électorales de Colombes (Hauts-de-Seine), où elle est élue, a-t-on appris mercredi de
sources proches du dossier. La date du procès n'a pas encore été fixée. Rama Yade encourt jusqu'à un an de prison ferme pour le volet "faux", et 3 ans et 45 000 euros d'amende pour l'infraction
au code électoral, selon l'une de ces sources. Contactée, l'intéressée n'était pas joignable dans l'immédiat.
Elle fait l'objet d'une citation à comparaître par le parquet de Nanterre, qui avait ouvert une enquête préliminaire en décembre à la suite d'un signalement du maire (PS) de Colombes, Philippe
Sarre. L'édile avait alerté le parquet peu après la radiation des listes électorales de Rama Yade, liée à un problème de domiciliation. L'ex-secrétaire d'État aux Droits de l'homme a été radiée
"d'office" le 15 décembre des listes électorales de Colombes parce qu'elle ne justifiait pas de son attache avec la ville où elle s'était installée en arrivant du Sénégal, son pays natal. Elle a
toutefois nié sa radiation, invoquant un "simple changement de bureau de vote consécutif à un changement d'adresse".
Quelques jours avant sa radiation, la proche de Jean-Louis Borloo avait toutefois engagé les démarches nécessaires pour être inscrite dans un autre bureau de la ville. Peine perdue, la commission
de révision des listes électorales de Colombes avait refusé début janvier sa réinscription. Rama Yade avait alors saisi le tribunal d'instance de Colombes pour contester cette décision. Le 23
janvier, le tribunal rejetait sa demande, au motif que l'affectation du logement qu'elle avait déclaré à Colombes à l'usage de domicile "n'était pas encore réalisée".
Source : Le Point
Emmanuel Maurel s'est exprimé à l'issue du scrutin sur la désignation du Premier secrétaire. Le premier signataire de la motion 3 a tout d'abord tenu à féliciter Harlem Désir et à remercier
Martine Aubry.
Il s'est réjouit d'avoir conduit «une candidature qui témoigne un PS qui s'affirme, un PS qui se rénove en profondeur» et a remercié les militants qui se sont portés sur sa candidature.»
Pour conclure, Emmanuel Maurel a demandé à ce que le parti soit «libre dans ses choix» pour «la réussite du changement.»
>> Voir les résultats
Source : PS
L'ex-secrétaire d'État Rama Yade
a considéré lundi que l'élection de François Fillon ou de Jean-François Copé à la tête de l'UMP, c'était "kif-kif" pour l'Union des démocrates et indépendants (UDI), au lendemain de l'assemblée
constituante de la nouvelle formation centriste. "Pour nous, c'est kif-kif", a déclaré sur LCI la vice-présidente du Parti radical de Jean-Louis Borloo, souhaitant ne "pas faire dépendre [leur]
sort de ce que fait l'UMP", dont les militants choisiront leur président le 18 novembre.
"Si l'un, François Fillon, semble plus proche de nos idées, sur le plan de la tactique ou de la stratégie, je ne suis pas sûre qu'il soit plus pragmatique vis-à-vis de nous. Chez Jean-François
Copé, c'est l'inverse", a-t-elle ajouté. "On n'est pas obligé, là où il faut apaiser les tensions, de les creuser systématiquement. L'UMP a trop adopté cette stratégie ces dernières années",
selon l'ex-secrétaire d'État de Nicolas Sarkozy qui avait quitté le gouvernement en novembre 2010.
Des histoires de pâtisserie chocolatée
Elle a qualifié l'UDI de Jean-Louis Borloo de "parti de droite", une droite "qui ne veut pas être caricaturée par des histoires de pâtisserie chocolatée", en allusion à l'anecdote racontée par
Jean-François Copé sur un enfant qui se serait fait voler son pain au chocolat par des "voyous" pendant le ramadan.
Rama Yade s'est enfin déclarée "un peu triste" des critiques formulées par François Bayrou ou ses proches comme Jean-Luc Bennahmias contre l'UDI. Un autre proche de Jean-Louis Borloo, Yves Jégo,
a pour sa part estimé que Jean-François Copé "est beaucoup dans la stigmatisation" pour avoir mis en garde l'UDI contre la tentation de vouloir "se faire plus grosse que le boeuf".
"Il faudrait qu'il relise Le chêne et le roseau par exemple pour voir que les fables de la Fontaine offrent toutes sortes de perspectives", a ajouté Yves Jégo. À propos de la rivalité
Copé/Fillon, il a lâché : "Dans toutes nos réflexions, on ne s'occupe pas de ce qui se passe à l'UMP."
Source : Le Point
Chantal Jouanno, ancienne
ministre de Nicolas Sarkozy, va quitter l'UMP pour rejoindre l'UDI, la nouvelle formation politique fondée par Jean-Louis Borloo qui tient son assemblée constituante dimanche à Paris, a-t-on
appris auprès de l'UDI. L'actuelle sénatrice UMP de Paris doit participer à l'un des débats prévus pour le lancement officiel de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).
L'ancienne ministre des Sports (2010-2011) avait été auparavant secrétaire d'État à l'Écologie (2009-2010) auprès du ministre Jean-Louis Borloo. Elle avait pris ses distances avec la campagne
présidentielle de Nicolas Sarkozy considérant qu'elle validait "les mots et l'agenda du Front national". La responsable UMP de 43 ans, élue sénatrice il y a un an, avait également marqué son
désaccord avec son parti sur les questions d'immigration et des questions sociétales, comme le mariage homosexuel, qu'elle défend, ou l'environnement.
Si Copé l'emporte...
L'arrivée de Chantal Jouanno représente une première prise de choix pour la nouvelle formation centriste qui se veut la nouvelle UDF. Plusieurs élus UMP ont laissé entendre qu'ils pourraient
rejoindre l'UDI en cas de victoire de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP.
La sénatrice de Paris devrait siéger avec le groupe centriste du Sénat portant ses effectifs à 32 sénateurs. Avant Chantal Jouanno, Rama Yade, qui symbolisait aussi au début du quinquennat
Sarkozy la promotion de la jeune génération au gouvernement, avait quitté l'UMP pour rejoindre le Parti radical de Jean-Louis Borloo, en avril 2011.
Source : Le Point
Le climat est délétère au
siège de l'UMP. Comme l'a révélé Libération jeudi, le parti dirigé par Jean-François Copé a engagé avec son responsable des affaires juridiques, David Biroste, une procédure de licenciement pour
faute grave. Docteur en droit, David Biroste assurait le secrétariat de la commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe), cet organisme chargé de veiller au bon
déroulement de l'élection du président de l'UMP prévue le 18 novembre. Il travaillait au siège de l'UMP depuis 2009, après avoir été recruté par l'ancien secrétaire général Xavier Bertrand.
Dans les couloirs du siège parisien, la stupeur règne. Beaucoup de cadres savaient que David Biroste était en congé maladie pour surmenage, mais ils ont découvert la nouvelle de son licenciement
en ouvrant le journal. Cadres et salariés du parti ne tarissent pas d'éloges à son égard. "C'est un homme intègre et compétent. Il est assez à cheval sur les principes : on ne lui fait pas avaler
ce qui n'est pas dans la règle", témoigne l'un d'eux au Point.fr. Pourtant, à la direction du parti, on assure que cette sanction fait suite à une accumulation de fautes professionnelles commises
depuis plusieurs mois. Ce licenciement témoigne d'un malaise croissant au siège de l'UMP, dont le secrétaire général Jean-François Copé est en campagne contre François Fillon pour la direction du
parti. "Les collaborateurs qui ne sont pas au service de Copé sont mal vus", juge-t-on dans l'équipe de campagne de François Fillon.
Esclandre
David Biroste fait les frais de la polémique autour de l'utilisation du nom de Nicolas Sarkozy sur les bulletins de vote des motions de l'UMP. Début octobre, les chefs de file de la Droite forte,
Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, font des pieds et des mains pour inscrire l'expression "Génération Sarkozy". Malgré leur insistance, c'est formellement interdit par les dirigeants du parti
en bureau politique. Pour contourner cette décision, les deux secrétaires nationaux proposent alors le mardi 9 octobre, lors d'une réunion de la Cocoe, d'utiliser l'expression "génération
sarkozyste" accolée au nom de la Droite forte. Le sénateur Patrice Gélard, président de la Cocoe, reconnaît que rien n'interdit d'utiliser cet adjectif. Mais un participant prend la parole pour
arguer que la décision du bureau politique du 3 octobre est sans ambiguïté : il n'est pas autorisé d'utiliser le nom de l'ancien président, mais aussi de le décliner. "Cette interprétation m'a
été confirmée par la Cocoe", précise ce participant. Patrice Gélard sort alors de ses gonds : "Qui vous a dit cela ?" David Biroste confirme avoir donné cette réponse. Puis, s'affranchissant de
la réserve imposée traditionnellement aux collaborateurs techniques, il ajoute : "Depuis, j'ai d'ailleurs été mis sur la touche." Hors de lui, le directeur général du parti, Éric Cesari, lui
"vole dans les plumes", raconte un participant. On connaît la suite de cet esclandre : David Biroste se met en congé maladie et ne vient plus à son bureau. Mardi 16 octobre, la réunion de la
Cocoe s'est tenue sans lui. Une procédure de licenciement pour faute grave est engagée.
Gélard sous tutelle ?
Pour les observateurs, cette histoire pose la question de la neutralité de la Cocoe dans l'organisation de l'élection interne. L'équipe de campagne de François Fillon et plusieurs animateurs de
motions doutent de la capacité du sénateur Patrice Gélard, âgé de 74 ans, à garantir un traitement équitable dans la compétition. Ils estiment que Patrice Gélard est carrément sous la tutelle
d'Éric Cesari. "Avant chaque réunion de la Cocoe, Gélard est briefé par le directeur de cabinet de Jean-François Copé", s'agacent certains. "Je n'ai jamais eu d'entretien de toute ma vie avec M.
Gélard. Je ne l'ai jamais briefé. Cette assertion met gravement en cause mon honnêteté", réplique Jérôme Lavrilleux au Point.fr. Dans l'équipe de campagne du député-maire de Meaux, on renchérit :
"Le travail de la Cocoe se fait en toute transparence avec les représentants des candidats et des motions. Ces attaques sont des signes de fébrilité."
La tension monte entre les deux camps. Il reste un mois de campagne à tenir. Dans quel état l'UMP sortira-t-elle de cette élection interne ? "La campagne est très agressive. Je crains la
persistance de guerres claniques", confiait récemment un ancien ministre.
Source : Le Point
Résident au Havre.
Adhérent PS et MJS depuis 2005
Ancien Délégué du groupe MJS de Rouen (2006-2007)
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